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Live Sessions



Nouvel album "Live Sessions"
de Lulendo
sortie juin 2007
chez Nola Musique distribution France Anticraft



Mondomix, septembre 2007, chronique CD Live Sessions

En seulement deux albums (A qui profite le crime paru en 2000 et Angola paru en 2005) Lulendo, personnalité attachante des musiques africaines, a imposé un instrument - le likembé - et un repertoire chanté d'une voix limpide en lingala, portugais et français. Ce Live Sesssions enregistré en studio en novembre dernier aligne des versions plus électriques, plus urbaines de ces chansons aux textes qui savent poser de bonnes questions : "Qui a mis le feu?", "A qui profite le crime?". Album étape, sorte de best-of avant l'heure, ce recueil devrait logiquement marquer un tournant dans la carrière de cet artiste qui s'est offert un retour sur sa terre natale au début de l'année avant de retourner en studio.
Squaaly

Vibration, juillet / aout 2007, chronique CD Live Sessions

Angolais, parisien par la force des choses, Lulendo est un joueur de likembé (piano à pouces) doublé d'un chanteur. Aussi féru de musique traditionnelle qu'électronique, Lulendo s'investit dans tout ce à quoi il touche : des ateliers de likembé pour jeunes parisiens à des shows de kuduro. Après ce troisième album, il est retourné pour la première fois depuis vingt ans dans son pays natal. Enregistré dans des conditions live, plus tendu, plus nerveux. Avec plus d'émotion aussi. Qui met en avant ses talents vocaux, de la ballade à l'incantation en passant par le scat. Un prolongement logique pour celui qui se définit comme à moitié africain, à moitié occidental, et qui a appris à chanter dans les chorales de son pays avant de soutenir Manu Dibango, Sam Mangwana et bien d'autres. Guitares électriques à l'appui, Lulendo propose une musique africaine nouvelle, originale et prenante.
A écouter absolument.
Elisabeth Stoudmann

OpenMag juin 2007 chronique CD Live Sessions

LULENDO-Le souffle moderne de l'Afrique éternelle

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Jazz / Sono Mondiale

La Fiesta de Sète de cet été a soigneusement étudié sa programmation, et c'est tout naturellement qu'ils ont retenu l'Angolais Lulendo pour tenir le haut de l'affiche avec Manu Dibango.

par Bruno Pfeiffer

Le troisième disque du musicien, né dans la province de Uige dans l'ancienne colonie portugaise, mérite un coup de chapeau. Bien peu nombreux, en effet, les Africains qui ont intégré avec bonheur les avancées de l'électro dans leur langage traditionnel. Or c'est bien ce que réussit Lulendo dans les dix titres du "Live Sessions" sorti par Nola Musique. Il baptise "groove ethno" son nouveau langage, situe son origine dans les ghettos de Luanda, et se proclame "Africain des Villes". Il a raison. Ses jaillissements musicaux traversent les brousses et les cités comme les poteaux télégraphiques d'une ligne à haute tension. Ils alimentent jour et nuit ceux qui se ressourcent à la beauté et à la force de l'Afrique. Mariage harmonieux du traditionnel et du moderne, mélange réussi de riffs de guitare électrique et de son Likembé (un piano à pouce en lamelles métalliques fabriqué par ses soins). Le triomphe qui a salué son concert du Bataclan avec DJ Frédéric Galliano résonne encore dans la tête de ceux qui étaient dans la salle. Il y a deux ans, le Cabaret sauvage lui a également réservé une ovation. L'ancien sportif (il a été champion de cyclisme) habite Paris depuis vingt ans. Une volute de mélancolie flotte parfois dans ses airs. On se repose dans cette apesanteur comme dans le souvenir perdu d'une période de joie.

Biographie Lulendo

Lulendo

Africain des villes / Africano das cidades

Sans vraiment le vouloir, le chemin de Lulendo est sans cesse parallèle à l’autoroute qui conduit le continent africain du XXeme au XXI ème siècle. Musicien angolais né à Maquela do Zombo, dans la province de Uige en Angola, Lulendo quitte très jeune la campagne pour la ville. Il grandit à Luanda, où il chante dans des chorales religieuses. Et quand il retourne passer des vacances au village, son grand-père lui enseigne les traditions bakongos, leurs rituels ainsi que l’art du likembé.

Mais l’Angola est ravagé par la guerre et comme tous les jeunes luandais de son âge, Lulendo rêve d’Europe, d’Etats-Unis, de Brésil.. bref, de partir n’importe où le plus vite possible. Hasard des visas, ce sera la Belgique. Il n’y reste que quelques heures : à peine arrivé, Lulendo saute dans le premier train qui se dirige vers Paris (on ne soulignera jamais assez la place de la Tour Eiffel dans l’inconscient collectif mondial.. ;-).

En 1982, Lulendo débarque à Paris. A cette époque la capitale française est encore LE carrefour de la scène africaine mondiale. C’est ainsi que le jeune angolais devient choriste (scène et studio) et croise très vite les plus grands : Manu Dibango, Sam Mangwana, Carlinhos Brown mais aussi Didier Lockwood ou John Helliwell (Supertramp).

Cet itinéraire, où Afrique et Europe s’entremêlent, se retrouve dans l’univers musical de Lulendo : bien malin qui pourrait aujourd’hui y coller une étiquette. La base n’est pas si traditionnelle, le reggae flirte avec le kizomba, le likembé dialogue avec les riffs de guitare électrique… Coté textes, c’est pareil. On passe de l’évocation nostalgique de la fête du village à la question sans détour sur l’Afrique « A qui profite le crime ? ».

Au fil des ans, les influences se sont multipliées mais l’énergie ne faiblit pas. Lulendo est souvent là où on ne l’attend pas : on l’a vu sur la scène du Bataclan avec le Dj Frederic Galliano lors d’un grand concert de kuduro (musique électronique 100% africaine, née dans les ghettos de Luanda). Puis au Casino de Paris pour les 50 ans de carrière de Manu Dibango.

A la fois gars des villes et gars des champs, tourné vers l’avenir en respectant ses classiques, Lulendo sort aujourd’hui son 3ème album. Réalisé dans les conditions du live pour restituer l’énergie formidable de ce brouilleur de pistes (brousse ou studio d’enregistrement ?), « Live sessions » est une cure de vitamines sans ogm, authentique et urbain.

Viva Lulendo, le joueur de likembé sur macadam, l’Africain des villes !

Magali Bergès

Crédits Live Sesssions


















Lulendo : chant, likembés
Claude Di Bongue : guitares
Raphaël François : basse
Hubert Colau : batterie

Réalisation artistique : Claude Di Bongue

Enregistré au Studio 440 en novembre 2006 à Montreuil (93) - France
Prise de son live et mixage : Adrien Mauroux

Photos : JPH
Artwork : Kouakou

Discographie de Lulendo







Live Sessions
: CD album 10 titres Nola Musique /Anticraft sortie 18 juin 2007 ref NM107











CD 12 titres “ Angola ”


CD LULENDO «ANGOLA» ref : 3017263 ( p) 2005 Nola Musique (c) 2005 Buda Musique Distribution France : Universal Sortie en France : 24 octobre 2005















CD 14 titres “ A qui profite le crime ? ”


(p) NOLA MUSIQUE / © BUDA MUSIQUE 2001

Album « A qui profite le crime ? » ref 82 220
Réédition en 2002 avec single remix + clix « A qui profite le crime ? » ref 822492

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